Le travail du dimanche est-il autorisé en Suisse, et comment est-il payé ?
Le travail du dimanche — du samedi 23 h au dimanche 23 h — est interdit par l'art. 18 LTr, sauf autorisation de l'autorité (art. 19) ou dérogation de branche prévue par l'OLT 2 : hôtels, restaurants et cafés, boulangeries, hôpitaux, commerces des régions touristiques en saison, kiosques. Le travail dominical temporaire donne droit à une majoration de salaire de 50 % (art. 19 al. 3) ; tout travail du dimanche de plus de cinq heures donne droit à un repos compensatoire de 24 heures consécutives dans la semaine qui précède ou qui suit (art. 20 al. 2). Les cantons peuvent autoriser jusqu'à quatre dimanches de vente par an sans permis (art. 19 al. 6).
Quand le travail du dimanche est-il autorisé ?
| Situation | Régime | Base |
|---|---|---|
| Hôtels, restaurants, cafés — service à la clientèle | exempté d'autorisation, toute la nuit et tout le dimanche | art. 23 OLT 2 |
| Boulangeries, pâtisseries, confiseries — confection | exempté d'autorisation | art. 27 OLT 2 |
| Hôpitaux, cliniques | exempté d'autorisation | art. 15 OLT 2 |
| Commerces des régions touristiques, en saison | exempté pour tout le dimanche | art. 25 OLT 2 |
| Kiosques, commerces de gares et d'aéroports | exempté pour tout le dimanche | art. 26 OLT 2 |
| Commerces ordinaires | jusqu'à 4 dimanches par an fixés par le canton, sans permis | art. 19 al. 6 LTr |
| Toute autre entreprise | permis : temporaire (canton) ou régulier (SECO), si besoin urgent ou indispensabilité | art. 19 al. 1 à 4 LTr |
Comment est-il payé ?
Deux régimes coexistent. Le travail dominical temporaire — une intervention limitée dans le temps, six mois au plus (art. 40 OLT 1) — est payé avec une majoration de 50 % (art. 19 al. 3 LTr). Le travail dominical régulier ou périodique, autorisé ou exempté, ne donne pas droit à cette majoration légale : c'est le contrat, la convention collective ou l'usage de la branche qui fixe un éventuel supplément. Dans les deux cas, le repos compensatoire de l'art. 20 est dû.
Un dépôt de logistique ouvre exceptionnellement un dimanche de septembre pour une course de montagne : cinq aides au chargement travaillent de 6 h à 15 h. C'est du travail dominical temporaire : 9 heures majorées de 50 % (à 28 CHF de l'heure, 9 × 28 × 1,5 = 378 CHF chacun), et un repos compensatoire de 24 heures consécutives dans la semaine précédente ou suivante, parce que la journée dépasse cinq heures.
Quel repos compensatoire (art. 20) ?
Le travail du dimanche de plus de cinq heures se compense par un repos de 24 heures consécutives dans la semaine précédente ou suivante, en plus du repos quotidien, accordé un jour de travail. Cinq heures au plus se compensent par du temps libre de même durée. Une fois par deux semaines au moins, le travailleur a droit à son dimanche libre.
Et les jours fériés ?
Le 1ᵉʳ août est assimilé au dimanche, et chaque canton peut assimiler au dimanche jusqu'à huit autres jours fériés par an (art. 20a LTr). Un férié travaillé suit donc les règles du dimanche. Dans l'hôtellerie-restauration, les fériés sont travaillés et compensés par six jours par an (art. 18 CCNT) ; ailleurs, un férié tombant un jour de contrat est chômé et payé aux mensualisés.
Ce que Planifi compte, et ce qu'il ne fait pas encore.
Planifi compte un dimanche travaillé hors contrat en plus des heures théoriques et le distingue dans le solde ; la plage de nuit (23 h – 6 h) est également repérée. La majoration de 50 % en francs se règle dans les paramètres de paie (plan Entreprise). Le repos compensatoire de 24 heures (art. 20) et le nombre de dimanches libres par an ne sont pas encore contrôlés automatiquement : c'est écrit ici pour que vous ne le découvriez pas à l'usage.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Un restaurant doit-il demander un permis pour ouvrir le dimanche ?
Non : les hôtels, restaurants et cafés sont exemptés d'autorisation pour tout le dimanche et toute la nuit pour le service à la clientèle (art. 23 OLT 2), comme les boulangeries pour la confection (art. 27) et les commerces des régions touristiques en saison (art. 25). Le repos compensatoire et les deux repos hebdomadaires de la CCNT restent dus.
Le supplément de 50 % est-il dû à chaque dimanche ?
Seulement pour le travail dominical temporaire (art. 19 al. 3 LTr). Le travail du dimanche régulier ou périodique, autorisé ou exempté par l'OLT 2, ne donne pas droit à la majoration légale ; c'est le contrat ou la convention qui peut en prévoir une.
Un dimanche travaillé compte-t-il dans les heures supplémentaires ?
Un dimanche travaillé hors des jours de contrat s'ajoute au solde d'heures ; un dimanche qui fait partie du contrat (restauration) compte comme un jour normal. La majoration en francs est une question de paie, distincte du solde en heures.
Le 1ᵉʳ août est-il un dimanche ?
Il lui est assimilé (art. 20a LTr), comme les fériés cantonaux — huit par canton au plus. Un férié travaillé suit les règles du dimanche.
Une autre question ? julien@beney.tech répond.
Sources
- LTr — Loi sur le travail (RS 822.11) — art. 18 (interdiction), 19 (dérogations, al. 3 majoration, al. 6 dimanches cantonaux), 20 (repos compensatoire), 20a (jours fériés)
- OLT 2 — Ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (RS 822.112) — art. 15 (hôpitaux), 23 (hôtels et restaurants), 25 (régions touristiques), 26 (kiosques), 27 (boulangeries)
- OLT 1 — Ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (RS 822.111) — art. 40 (travail temporaire : six mois au plus)
Dernière vérification des textes : 6 septembre 2026. Une donnée périmée ? Écrivez-nous, on corrige.
Le dimanche se timbre comme les autres jours.
L'affiche est à l'entrée, l'équipe scanne, le dimanche compte en plus et se distingue dans le solde.
Créer mon équipe gratuitementSans carte · Prêt en 10 minutes
