Combien de jours fériés dans la restauration ?
Six jours fériés par année civile, payés, pour chaque collaborateur soumis à la CCNT de l'hôtellerie-restauration (art. 18 ch. 1) — quel que soit le canton et son calendrier. L'établissement travaille les jours fériés (les hôtels, restaurants et cafés sont exemptés d'autorisation, art. 23 OLT 2) ; en échange, le collaborateur dispose de six jours à poser comme des congés, proratisés à son taux d'occupation et à sa période de contrat, sur un compteur distinct des vacances. Un jour non accordé se paie à la sortie à raison d'un vingt-deuxième du salaire mensuel ; pour un employé à l'heure, l'indemnité est de 2,27 % du salaire horaire.
Régime légal ou régime compensé : la différence
| Régime légal (hors CCNT) | Régime compensé (art. 18 CCNT) | |
|---|---|---|
| Le férié cantonal | chômé ; ce n'est pas un jour de contrat | travaillé comme un jour ordinaire |
| Ce que reçoit le collaborateur | le jour, s'il tombe un jour de contrat | 6 jours payés par an, à poser |
| Prorata | aucun : le férié tombe ou ne tombe pas | au taux d'occupation et à la période sous contrat |
| Compteur | aucun | distinct des vacances, année civile |
| Férié un samedi | perdu | sans effet : les 6 jours restent |
| À la sortie | — | 1/22 du salaire mensuel par jour non accordé |
| Employé à l'heure | selon contrat | indemnité de 2,27 % du salaire horaire |
Comment proratiser les six jours ?
Léa, 100 %, toute l'année : 6 jours. Nour, 60 %, toute l'année : 6 × 0,6 = 3,6 → 4 jours (arrondi au demi-jour supérieur). Tom, extra à 100 % du 15 juin au 31 août : 78 jours sur 365, 6 × 78 ÷ 365 = 1,28 → 1,5 jour. Chacun les pose quand il veut dans l'année, d'entente avec le responsable ; une demande au-delà du compteur est refusée avec le motif.
Comment le férié compensé entre-t-il dans les heures ?
Le jour férié travaillé est un jour de contrat ordinaire : ses heures timbrées comptent normalement. Le jour compensé posé plus tard est une absence payée : il vaut la cible journalière du collaborateur dans le calcul des heures du mois, comme un jour de vacances, et s'écrit F dans le formulaire officiel de contrôle du temps — dont la colonne « fériés » suit le compteur d'année en année, report de janvier compris. Le décompte mensuel qui reprend ce solde →
Les pièges vus dans les classeurs réels
- Poser le férié cantonal comme « chômé » dans un établissement sous CCNT : le jour sort du contrat et le collaborateur perd un jour compensé.
- Oublier le prorata d'un extra : six jours pour deux mois de contrat, c'est quatre jours et demi de trop.
- Mélanger fériés et vacances sur un seul compteur : le classeur officiel les distingue, et le solde de vacances devient faux.
- Oublier le report de janvier : les jours non pris au 31 décembre disparaissent du contrôle du temps de l'année suivante.
Le régime compensé dans Planifi.
Dans Réglages → Jours fériés, le régime compensé retire les fériés cantonaux du planning (l'établissement travaille) et ouvre à chaque collaborateur un compteur de six jours « Férié compensé », proratisé au taux d'occupation et arrondi au demi-jour supérieur, distinct des vacances. L'employé pose ses jours depuis son téléphone, le responsable valide, la journée est valorisée à la cible dans les heures du mois. À la création de l'organisation, Planifi propose le régime d'après le secteur ; le contrôle du temps exporte le code F et le report de janvier dans le classeur officiel.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Les six jours dépendent-ils du canton ?
Non. La CCNT fixe six jours fériés par an pour tous les collaborateurs, quel que soit le nombre de fériés légaux du canton (neuf en Valais, neuf dans le canton de Vaud). C'est un droit conventionnel, pas un calendrier.
Peut-on obliger un collaborateur à poser son férié compensé le jour même du férié ?
Le jour compensé se pose comme un congé, d'entente entre l'employeur et le collaborateur, dans l'année civile. Rien n'impose qu'il coïncide avec un férié ; un établissement ouvert le 25 décembre donnera le jour compensé un autre jour.
Que deviennent les jours non pris au 31 décembre ?
Le droit est annuel ; un jour non accordé par l'employeur se règle à la sortie à raison d'un vingt-deuxième du salaire mensuel brut par jour (art. 18). En cours de contrat, la pratique est de les reporter d'entente ; le classeur officiel du contrôle du temps porte le report de janvier.
Et pour un employé payé à l'heure ?
Le commentaire officiel prévoit une indemnité de 2,27 % du salaire horaire brut au titre des six jours fériés, versée avec le salaire, à mentionner sur la fiche.
Une autre question ? julien@beney.tech répond.
Sources
- CCNT de l'hôtellerie-restauration (L-GAV) — art. 18 (jours fériés) et commentaire officiel
- LTr — Loi sur le travail (RS 822.11) — art. 20a (fériés cantonaux assimilés au dimanche)
- OLT 2 — Ordonnance 2 relative à la loi sur le travail (RS 822.112) — art. 23 (hôtels, restaurants et cafés : dimanche et fériés sans autorisation)
Dernière vérification des textes : 6 septembre 2026. Une donnée périmée ? Écrivez-nous, on corrige.
Six jours par an, posés depuis leur téléphone.
Le compteur est là, proratisé, distinct des vacances. Vous validez, la journée est valorisée, le classeur CCNT le sait.
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